La solution de vérification de l’âge de la Commission européenne est un moyen convivial de prouver votre âge en ligne sans compromettre la confidentialité de votre navigation.
Il devrait d’abord être adapté par les États membres ou d’autres organisations publiques ou privées afin d’être mis à la disposition des citoyens en tant qu’application autonome ou dans les portefeuilles européens nationaux d’identité numérique.
La solution technique pour une application de vérification de l'âge de l'UE est respectueuse de la vie privée, open source et conviviale.
Tout d'abord, l'utilisateur télécharge l'application sur son téléphone et la configure en certifiant son âge.
Cela peut se faire au moyen d’un passeport/d’une carte d’identité biométrique, d’une carte d’identité électronique nationale (par exemple, carte d’identité nationale ou autre moyen d’identification électronique), d’une application tierce préinstallée (par exemple, une application bancaire) ou en personne (par exemple, au bureau de poste). Seules les informations confirmant que l'utilisateur a dépassé l'âge requis seront enregistrées dans l'application. Aucun nom, aucun anniversaire, ni aucune autre donnée n'est enregistrée.
À l’issue de cette étape, la communication entre l’application et le fournisseur certifiant l’âge de l’utilisateur (par exemple, eID, application tierce) prend fin. Aucune autre donnée n'est échangée.
L'application est alors prête à être utilisée en ligne. Lorsqu’une plateforme en ligne demande de vérifier l’âge de l’utilisateur, celui-ci peut utiliser l’application pour communiquer qu’il a dépassé un certain âge (par exemple, «Age over 18»: true) à la plate-forme.
Une vidéo montrant le fonctionnement de l’application est disponible sur la page consacrée à la vérification de l’âge dans l’UE.
La Commission européenne a présenté la solution technique pour l’application de vérification de l’âge de l’UE.
La solution open source, entièrement respectueuse de la vie privée et conviviale est à la disposition des États membres et des entreprises privées qui souhaitent produire une application.
La Commission collabore avec les États membres pour transformer la solution en applications nationales ou pour l’intégrer dans les applications nationales d’identification existantes. Les États membres fourniraient l’application à leurs citoyens, mais la technologie serait la même pour chaque application.
L’application de vérification de l’âge de l’UE peut également être fournie par des entreprises privées.
Les utilisateurs de l’UE pourraient choisir parmi les différentes applications disponibles.
La Commission publiera une liste d’applications de vérification de l’âge fiables sur son site web.
Le calendrier est soumis à la condition que les États membres soient prêts à déployer l’application.
On s’attend à ce que la solution soit disponible dans l’ensemble de l’UE d’ici la fin de 2026. La Commission européenne travaille avec 7 pionniers (Chypre, Danemark, France, Grèce, Irlande, Italie, Espagne) que nous espérons voir bientôt partager l'application avec leurs citoyens.
La Commission encourage également d’autres parties prenantes à proposer des solutions fondées sur la solution de l’UE en matière de vérification de l’âge.
Une fois déployée, la solution de vérification de l’âge sera un moyen pour les plateformes en ligne de vérifier l’âge de leurs utilisateurs lorsqu’elles y sont légalement tenues.
Cela signifie que les parents ont un autre outil à leur disposition pour s'assurer que leurs enfants n'ont pas accès à la pornographie, au jeu ou aux sites de vente d'alcool.
Dans le même temps, les utilisateurs qui sont au-dessus de la limite d'âge peuvent continuer à accéder au contenu en ligne soumis à des restrictions d'âge légales en toute confidentialité ou bénéficier de réductions ou d'offres liées à l'âge (par exemple, les transports en commun ou les réductions d'entrée au musée pour les retraités).
La Commission a adopté une recommandation visant à garantir que tous les Européens aient accès à une méthode de vérification de l’âge sûre et respectueuse de la vie privée.
Il définit les mesures que les États membres doivent prendre, notamment en recourant à la solution de vérification de l’âge de l’UE, en élaborant des plans de mise en œuvre et en veillant au respect des normes de cybersécurité.
Bref, oui.
L'application est basée sur la technologie de pointe zéro-connaissance. Les données de l’utilisateur ne sont pas partagées avec la plateforme en ligne demandant la vérification de l’âge. L'application fournit uniquement à la plate-forme une réponse à la question de savoir si l'utilisateur a dépassé un certain âge.
D’une part, une plateforme en ligne ne connaît pas l’identité de l’utilisateur et ne dispose d’aucune donnée sur l’utilisateur.
D'autre part, les différentes transactions d'un même utilisateur ne sont pas liées. L'application n'a aucune trace des sites Web visités par l'utilisateur.
La preuve zéro connaissance est une norme d'or en matière de protection de la vie privée garantissant que les données des utilisateurs sont en sécurité et que le suivi est évité.
La source sur laquelle l’utilisateur s’est appuyé pour prouver son âge, par exemple des moyens d’identification électronique ou un tiers comme une application bancaire, ne peut pas suivre l’activité en ligne de l’utilisateur.
Une fois que l'utilisateur a prouvé son âge, la communication entre l'application fournissant la preuve et l'application de vérification de l'âge s'arrête. Aucune autre donnée n'est échangée et aucune information n'est conservée.
Bien qu'il puisse être techniquement possible de contourner les techniques de vérification de l'âge, par exemple en utilisant un VPN, cela ne compromet pas la valeur de l'application. Elle constituera un obstacle important pour réduire considérablement l’exposition des mineurs aux risques en ligne, en particulier la facilité d’accès aux services ou aux contenus préjudiciables.
C'est la même chose que dans les cas d'utilisation hors ligne où les restrictions d'âge ne sont pas efficaces à 100%, mais cela ne diminue pas leur importance ou leur légitimité, comme pour la vente d'alcool dans un magasin aux mineurs.
La Commission européenne collaborera avec Apple, Google et d’autres boutiques d’applications pour ne mettre en liste blanche que les versions officielles de l’application AV et signaler/détruire les imposteurs.
En outre, la Commission tiendra à jour une liste des solutions de vérification de l’âge de confiance de l’UE, qui ne contiendra que les solutions qui ont été validées pour satisfaire aux exigences du système de vérification de l’âge de l’UE.
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L’approche de la Commission européenne en matière de vérification de l’âge se concentre sur le développement de solutions conviviales et respectueuses de la vie privée aux côtés des États membres.