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Bâtir l’avenir numérique de l’Europe

La Commission publie un deuxième projet de code de bonnes pratiques sur le marquage et l’étiquetage des contenus générés par l’IA

  • POLICY AND LEGISLATION
  • Publication 05 mars 2026

Afin d’aider les fournisseurs et les déployeurs à satisfaire aux exigences en matière de marquage et d’étiquetage des contenus générés par l’IA au titre de l’article 50 de la législation sur l’IA, la Commission facilite l’élaboration d’un code de bonnes pratiques volontaire.

Illustration d'une femme avec un ordinateur portable assis sur une pile de livres à côté d'un marteau et un écran numérique affichant un cerveau avec une icône d'IA.

Cette deuxième version, rédigée par des experts indépendants, intègre les commentaires écrits de centaines de participants et d’observateurs, y compris de l’industrie, du monde universitaire, de la société civile et d’autres parties prenantes. Le retour d’information a été recueilli dans le cadre d’une enquête de l’UE, de réunions des parties prenantes et d’ateliers organisés en janvier 2026, dans le cadre du processus d’élaboration du code de bonnes pratiques. Le projet intègre également les contributions des États membres (soumises par l’intermédiaire du comité de l’IA) et des députés au Parlement européen (représentés au sein du groupe de travail IMCO-LIBE chargé du suivi de la mise en œuvre de la législation sur l’IA).

Le dernier projet de code a été rationalisé et simplifié, offrant plus de flexibilité aux signataires, réduisant la charge de mise en conformité et intégrant d’autres considérations techniques afin d’améliorer la clarté juridique et la praticité. Il encourage l’utilisation de normes ouvertes pour le marquage du contenu de l’IA et d’une icône de l’UE pour l’étiquetage afin de simplifier la conformité et de réduire les coûts.

Sections du projet de code de bonnes pratiques 

Le projet de code de bonnes pratiques pour la transparence des contenus générés par l’IA est structuré en deux sections, chacune traitant de différents aspects de la transparence et de la réglementation pour les fournisseurs et les déployeurs, respectivement. 

Section 1

La section 1 porte sur le marquage et la détection des contenus d’IA et s’adresse aux fournisseurs de systèmes d’IA génératifs relevant du champ d’application de l’article 50, paragraphe 2, de la législation sur l’IA. Par rapport à la première ébauche, cette section du code a subi des changements importants et a apporté plus de souplesse et de clarté.

Cette révision supprime et consolide plusieurs mesures et introduit des éléments facultatifs, tout en veillant à ce que toutes les mesures restent techniquement réalisables et proportionnées. Les principaux engagements comprennent une approche révisée de marquage à deux niveaux comprenant des métadonnées et un filigrane sécurisés, le relevé facultatif des empreintes digitales et l'enregistrement, ainsi que des protocoles de détection et de vérification.

Section 2

La section 2, qui cible les déployeurs de systèmes d’IA, se concentre sur l’étiquetage des deepfakes et des publications textuelles concernant des questions d’intérêt public relevant du champ d’application de l’article 50, paragraphe 4, de la législation sur l’IA. Par rapport au premier projet, cette section adopte une approche plus souple et axée sur la pratique. Il a été restructuré afin de simplifier et de rationaliser les engagements, tandis que la taxinomie distinguant les contenus générés par l’IA des contenus assistés par l’IA a été complètement supprimée. La section 2 comporte désormais des exigences de conception et de placement applicables aux icônes, étiquettes ou avertissements, garantissant un niveau minimal d'uniformité, tout en permettant aux signataires de concevoir des solutions adaptées à leurs besoins. En outre, la section propose la création d’un groupe de travail chargé de mettre au point une future icône européenne uniforme et interactive, avec le soutien discrétionnaire des signataires.

Le code a également défini plus précisément les régimes spécifiques applicables aux œuvres artistiques, créatives, satiriques et fictives et aux publications textuelles sous contrôle humain ou éditorial, facilitant ainsi le recours aux pratiques ou procédures existantes.  

L'annexe du deuxième projet contient désormais des exemples illustrant une icône de l'UE qui pourrait être mise gratuitement à la disposition des signataires. Ces exemples (et d'autres) seront discutés avec les parties prenantes dans le cadre de la prochaine série d'ateliers.  

Prochaines étapes

La Commission recueillera les réactions des participants et des observateurs au code de bonnes pratiques sur le deuxième projet jusqu’au 30 mars EOB. Le code devrait être finalisé au début du mois de juin de cette année. 

Les règles relatives à la transparence des contenus générés par l’IA deviendront applicables le 2 août 2026. 

Téléchargez ci-dessous le deuxième projet de code de bonnes pratiques.

Téléchargements

Second version of draft code of practice
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